La plage du dimanche

Le week-end, la plupart du temps, c’est l’occasion d’aller à la plage. A Mutsamudu le bord de mer est jonché de déchets… Forcément, c’est plus sympa d’aller un peu à l’extérieur de la ville.

Notre plage préférée c’est Sambé, située à environ 30-45 minutes de Mutsamudu en direction de l’Ouest. En général on part avec le pick-up de l’ONG, donc on a une douzaine de places. On part le dimanche vers midi pour arriver là-bas à l’heure du casse-croute.

L’accès à la plage est un peu périlleux : on doit prendre un petit chemin de terre super pentu et éviter de se casser la figure. Mais ça vaut le coup, parce qu’on arrive sur une plage de sable blanc avec une eau transparente, des cocotiers et des rochers noirs (basalte ?).

Ensuite c’est baignade, kayak de mer (merci les collegues expatriés), stand-up paddle avec la pagaie du kayak et la vieille planche de windsurf qui traine sur la plage, plongée masque-tuba, foot, et biche-volley jusqu’au coucher du soleil. En plus de ça, on a des amis musiciens, donc en général y’en a toujours un pour nous jouer de la guitare.

Vraiment top !sambe

Mutsamudu

J’habite et je travaille à Mutsamudu.

C’est la capitale et principale ville de l’île d’Anjouan. Elle est située sur la côte Nord de l’île. C’est une ville relativement petite (bien plus petite que Nantes ou Porto-Novo). Du coup, il y a des avantages (on se déplace facilement à pieds) et des inconvénients (on fait vite le tour).mutsa2

Les activités sont condensées au centre-ville, dans la partie basse de Mutsamudu : le marché, la médina, le port, les restaurants, les boutiques, les banques. Une route en zigzags a été construite sur la montagne, et en montant on arrive dans des quartiers résidentiels. L’ONG Dahari où je travaille est à Hombo, le quartier en haut des zigzags. Pour l’instant j’habite dans ce quartier aussi.

C’est très agréable de voyager entre Hombo et la ville basse parce qu’on a une vue plongeante sur tout Mutsamudu et sur la mer. C’est une des choses que j’adore à Anjouan : peu importe où on est, on peut (presque) toujours voir la mer.


mutsamudu

L’île de la Selle

Samedi, nous avons décidé d’aller à l’île de la Selle avec des amis. Il y a deux stagiaires de l’université du Mans, une volontaire réunionnaise et un informaticien comorien. Pour éviter de s’entasser dans un taxi-brousse, on a demandé si on pouvait utiliser la voiture de l’ONG. J’étais la seule qui travaille chez Dahari, donc c’est moi qui ai dû conduire ! Étonnamment, ça s’est plutôt bien passé. Conduire un pick-up n’est pas si compliqué, et très pratique dans les routes défoncées. Il n’y a pas un grand trafic sur les routes, surtout en-dehors de la ville. On s’est pris une grosse averse qui nous a un peu fait flipper sur l’intérêt de passer la journée sur une île déserte, mais le soleil est vite revenu.selle-3

J’ai donc roulé jusqu’à Bimbini, où nous avons embarqué à bord d’une barque de pêcheur pour aller jusqu’à l’île de la Selle. La traversée dure une vingtaine de minutes, et on voit des belles plages de sable blanc (sans déchets !) qui sont encore propres car éloignées de la ville.

selle-1L’arrivée à l’île de la Selle se fait sur une plage de sable très jolie. Il y a un lagon autour de l’île donc l’eau est claire et peu profonde. On a marché jusqu’à une crique et on s’est mis à l’eau. Elle était bonne !! Trop cool. On a pris des masques et des tubas et on a regardé les fonds marins. J’ai surtout vu des petits poissons jaunes avec des rayures noires. Les trucs intéressants à voir étaient un peu loin donc on a pas mal dérivé. Quand on a voulu retourner à la plage deux heures plus tard, il y avait du courant ! On a donc décidé de passer par les rochers. C’était pas forcément une bonne idée étant donné qu’on est trois à avoir attrapé des coups de soleils. Et que Nadège a glissé sur les rochers et s’est cogné le genou. Mais on a fini par arriver et on a bien mérité notre pique-nique !

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L’après-midi a été plus cool : on est restés se baigner près de la plage, et on a fait une promenade jusqu’en haut de l’île pour aller voir l’autre versant (et un baobab).

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J’ai enfin eu ma première baignade, et dans un cadre super ! Mes premiers coups de soleil aussi, mais c’était le prix à payer.

La fête du travail à Outsa

Le 30 avril et 1er mai, je suis allée sur le terrain pour avoir une idée concrète des activités mises en place par Dahari.

Je suis donc partie en taxi-brousse. J’ai vu des paysages magnifiques : la route longe la côte tout en grimpant dans la montagne, ce qui donne des vues impressionnantes. Par contre l’état des routes est catastrophique, si bien que nous avons mis 2h30 pour faire une centaine de kilomètres.

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Arrivée au village de Pomoni, j’ai livré des engrais au technicien agricole qui travaille avec nous, et j’ai rejoint mon collègue Badrou. Nous avons fait la route à moto jusqu’au village d’Adda. Pour aller à Adda la route monte sacrément, car le village est à près de 1000 mètres d’altitude. Ce qui est intéressant c’est qu’en montant sur la montagne on a toujours vue sur la mer. Cette île est vraiment toute petite.

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A Adda, j’ai rejoint un autre collègue Faredil qui m’a montré les activités qu’il mène ici : les parcelles de démonstration, le jardin scolaire, etc. A 18h la nuit est tombée. L’électricité ne marchait pas donc il faisait super noir. Et aussi il faisait froid. J’ai mis un pull pour la première fois, ça fait bizarre. Je me suis couchée tôt parce que je devais me lever à 6h le lendemain.

J’ai passé la nuit dans une famille : j’ai partagé le lit de la grande sœur, et la petite sœur dormait dans un lit plus petit à côté. La salle de bain était rustique : une pièce de 2 mètres carré sans lumière avec un bac d’eau en ciment, un trou pour l’eau de la douche, et un trou pour les toilettes. Et des araignées. Je savais pas vraiment où poser mes affaires, mais je me suis dit que j’étais chanceuse d’avoir choisi la salle de bain qui a une porte et un verrou. Celle d’à côté n’en avait pas.

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Mercredi matin, mon collègue Inzou est venu me chercher à 6h30 pour qu’on aille à Outsa. C’est un village sur la montagne voisine accessible uniquement à pieds. Le chemin pour y accéder est tout petit et monte beaucoup. On a marché pendant presque une heure. Arrivés là-bas, on a pu participer à la « journée ouverte » organisée par l’ONG : à l’occasion de la fête du travail, les villageois ont été invités à venir préparer le jardin scolaire. Le concept de jardin scolaire consiste à installer un champ sur un terrain de l’école, qui sera entretenu par les instituteurs et les élèves. Dahari offre les semences, et les bénéfices liés à la vente des produits reviennent à l’école. Le travail s’est plutôt bien déroulé : les femmes ont défriché la terre et les hommes ont commencé à construire une clôture. Les enfants ont aussi aidé à transporter le bois jusqu’à l’école.

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Je suis rentrée à Mutsamudu l’après-midi, en moto avec Inzou. Il a pris la route de l’Est donc j’ai pu voir l’autre côté de l’île. C’est tout aussi joli, avec autant de palmiers et de bananiers. Ce premier tour de l’île m’a donné envie d’aller voir de plus près beaucoup d’endroits. Y’a de quoi faire des week-ends sympa !

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