Le mois des pique-niques

Traditionnellement, le mois qui précède le mois de ramadan est considéré comme le mois des pique-niques. Cette année c’était le mois de juin.

On a organisé un pique-nique avec le travail, c’était une bonne journée qui a bien soudé l’équipe. On est partis à la plage, on a grillé des poulets au barbecue, on a cuit du manioc, du taro et des bananes, c’était bien bon. On a joué au foot, au volley et aux cartes. Et on a dit au revoir à Marie-Pierre qui terminait sa mission.

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J’ai fait un autre pique-nique un dimanche avec des copains. C’était l’avant-dernier week-end avant le ramadan donc il y avait du monde sur toutes les plages. On a trouvé un coin sympa à Bimbini sur une plage accessible en bateau. On a prévu trois fois trop de nourriture mais c’était super !

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Et le samedi de la veille du ramadan, on est allés sur notre plage préférée (Sombé) où je n’avais jamais vu autant de monde ! Il y avait une sono et des gens qui dansaient, plein de gens qui se baignent, des enfants qui jouent au foot, des barbecues de partout, et des pirogues qui débarquaient les unes après les autres. L’ambiance était géniale.

La plage du dimanche

Le week-end, la plupart du temps, c’est l’occasion d’aller à la plage. A Mutsamudu le bord de mer est jonché de déchets… Forcément, c’est plus sympa d’aller un peu à l’extérieur de la ville.

Notre plage préférée c’est Sambé, située à environ 30-45 minutes de Mutsamudu en direction de l’Ouest. En général on part avec le pick-up de l’ONG, donc on a une douzaine de places. On part le dimanche vers midi pour arriver là-bas à l’heure du casse-croute.

L’accès à la plage est un peu périlleux : on doit prendre un petit chemin de terre super pentu et éviter de se casser la figure. Mais ça vaut le coup, parce qu’on arrive sur une plage de sable blanc avec une eau transparente, des cocotiers et des rochers noirs (basalte ?).

Ensuite c’est baignade, kayak de mer (merci les collegues expatriés), stand-up paddle avec la pagaie du kayak et la vieille planche de windsurf qui traine sur la plage, plongée masque-tuba, foot, et biche-volley jusqu’au coucher du soleil. En plus de ça, on a des amis musiciens, donc en général y’en a toujours un pour nous jouer de la guitare.

Vraiment top !sambe

Mutsamudu

J’habite et je travaille à Mutsamudu.

C’est la capitale et principale ville de l’île d’Anjouan. Elle est située sur la côte Nord de l’île. C’est une ville relativement petite (bien plus petite que Nantes ou Porto-Novo). Du coup, il y a des avantages (on se déplace facilement à pieds) et des inconvénients (on fait vite le tour).mutsa2

Les activités sont condensées au centre-ville, dans la partie basse de Mutsamudu : le marché, la médina, le port, les restaurants, les boutiques, les banques. Une route en zigzags a été construite sur la montagne, et en montant on arrive dans des quartiers résidentiels. L’ONG Dahari où je travaille est à Hombo, le quartier en haut des zigzags. Pour l’instant j’habite dans ce quartier aussi.

C’est très agréable de voyager entre Hombo et la ville basse parce qu’on a une vue plongeante sur tout Mutsamudu et sur la mer. C’est une des choses que j’adore à Anjouan : peu importe où on est, on peut (presque) toujours voir la mer.


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L’île de la Selle

Samedi, nous avons décidé d’aller à l’île de la Selle avec des amis. Il y a deux stagiaires de l’université du Mans, une volontaire réunionnaise et un informaticien comorien. Pour éviter de s’entasser dans un taxi-brousse, on a demandé si on pouvait utiliser la voiture de l’ONG. J’étais la seule qui travaille chez Dahari, donc c’est moi qui ai dû conduire ! Étonnamment, ça s’est plutôt bien passé. Conduire un pick-up n’est pas si compliqué, et très pratique dans les routes défoncées. Il n’y a pas un grand trafic sur les routes, surtout en-dehors de la ville. On s’est pris une grosse averse qui nous a un peu fait flipper sur l’intérêt de passer la journée sur une île déserte, mais le soleil est vite revenu.selle-3

J’ai donc roulé jusqu’à Bimbini, où nous avons embarqué à bord d’une barque de pêcheur pour aller jusqu’à l’île de la Selle. La traversée dure une vingtaine de minutes, et on voit des belles plages de sable blanc (sans déchets !) qui sont encore propres car éloignées de la ville.

selle-1L’arrivée à l’île de la Selle se fait sur une plage de sable très jolie. Il y a un lagon autour de l’île donc l’eau est claire et peu profonde. On a marché jusqu’à une crique et on s’est mis à l’eau. Elle était bonne !! Trop cool. On a pris des masques et des tubas et on a regardé les fonds marins. J’ai surtout vu des petits poissons jaunes avec des rayures noires. Les trucs intéressants à voir étaient un peu loin donc on a pas mal dérivé. Quand on a voulu retourner à la plage deux heures plus tard, il y avait du courant ! On a donc décidé de passer par les rochers. C’était pas forcément une bonne idée étant donné qu’on est trois à avoir attrapé des coups de soleils. Et que Nadège a glissé sur les rochers et s’est cogné le genou. Mais on a fini par arriver et on a bien mérité notre pique-nique !

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L’après-midi a été plus cool : on est restés se baigner près de la plage, et on a fait une promenade jusqu’en haut de l’île pour aller voir l’autre versant (et un baobab).

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J’ai enfin eu ma première baignade, et dans un cadre super ! Mes premiers coups de soleil aussi, mais c’était le prix à payer.

La fête du travail à Outsa

Le 30 avril et 1er mai, je suis allée sur le terrain pour avoir une idée concrète des activités mises en place par Dahari.

Je suis donc partie en taxi-brousse. J’ai vu des paysages magnifiques : la route longe la côte tout en grimpant dans la montagne, ce qui donne des vues impressionnantes. Par contre l’état des routes est catastrophique, si bien que nous avons mis 2h30 pour faire une centaine de kilomètres.

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Arrivée au village de Pomoni, j’ai livré des engrais au technicien agricole qui travaille avec nous, et j’ai rejoint mon collègue Badrou. Nous avons fait la route à moto jusqu’au village d’Adda. Pour aller à Adda la route monte sacrément, car le village est à près de 1000 mètres d’altitude. Ce qui est intéressant c’est qu’en montant sur la montagne on a toujours vue sur la mer. Cette île est vraiment toute petite.

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A Adda, j’ai rejoint un autre collègue Faredil qui m’a montré les activités qu’il mène ici : les parcelles de démonstration, le jardin scolaire, etc. A 18h la nuit est tombée. L’électricité ne marchait pas donc il faisait super noir. Et aussi il faisait froid. J’ai mis un pull pour la première fois, ça fait bizarre. Je me suis couchée tôt parce que je devais me lever à 6h le lendemain.

J’ai passé la nuit dans une famille : j’ai partagé le lit de la grande sœur, et la petite sœur dormait dans un lit plus petit à côté. La salle de bain était rustique : une pièce de 2 mètres carré sans lumière avec un bac d’eau en ciment, un trou pour l’eau de la douche, et un trou pour les toilettes. Et des araignées. Je savais pas vraiment où poser mes affaires, mais je me suis dit que j’étais chanceuse d’avoir choisi la salle de bain qui a une porte et un verrou. Celle d’à côté n’en avait pas.

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Mercredi matin, mon collègue Inzou est venu me chercher à 6h30 pour qu’on aille à Outsa. C’est un village sur la montagne voisine accessible uniquement à pieds. Le chemin pour y accéder est tout petit et monte beaucoup. On a marché pendant presque une heure. Arrivés là-bas, on a pu participer à la « journée ouverte » organisée par l’ONG : à l’occasion de la fête du travail, les villageois ont été invités à venir préparer le jardin scolaire. Le concept de jardin scolaire consiste à installer un champ sur un terrain de l’école, qui sera entretenu par les instituteurs et les élèves. Dahari offre les semences, et les bénéfices liés à la vente des produits reviennent à l’école. Le travail s’est plutôt bien déroulé : les femmes ont défriché la terre et les hommes ont commencé à construire une clôture. Les enfants ont aussi aidé à transporter le bois jusqu’à l’école.

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Je suis rentrée à Mutsamudu l’après-midi, en moto avec Inzou. Il a pris la route de l’Est donc j’ai pu voir l’autre côté de l’île. C’est tout aussi joli, avec autant de palmiers et de bananiers. Ce premier tour de l’île m’a donné envie d’aller voir de plus près beaucoup d’endroits. Y’a de quoi faire des week-ends sympa !

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Au boulot !

J’effectue une mission d’un an en tant que chargée de communication de l’ONG Dahari.

Dahari, c’est quoi ça ?

Dahari est une ONG comorienne qui accompagne les communautés locales dans le développement agricole et la gestion des ressources naturelles, au profit de l’homme et de la biodiversité. Dahari signifie Durable en comorien.

Concrètement, Dahari aide les agriculteurs de 9 villages de l’île d’Anjouan. On leur propose des formations à de nouvelles techniques, des variétés améliorées de semences, des fertilisants, des techniques d’irrigation, pour qu’ils puissent augmenter leurs rendements et générer plus de revenus.

Et la biodiversité dans tout ça ?

C’est la seconde étape. En maîtrisant les cultures sur leurs parcelles grâce à Dahari, les agriculteurs ne vont pas créer des nouvelles parcelles dans la forêt. Ainsi, les actions de Dahari aident à limiter la déforestation aux Comores. L’archipel détient le plus haut taux de déforestation, avec 9% de forêt détruite chaque année. En protégeant les forêts, Dahari protège la faune et la flore des Comores. Dahari porte une attention particulière à deux espèces endémiques, qui ne vivent que sur l’île d’Anjouan : une chauve-souris (la roussette de Livingstone) et un hibou (le petit duc d’Anjouan).

Et moi, à quoi je sers ?

Mon rôle est de faire connaitre l’ONG Dahari dans les communautés locales, au niveau national et à l’international. Pour cela, j’utilise des moyens de communications visuels, audiovisuels, numériques et événementiels. L’objectif est d’augmenter la notoriété de Dahari et de faire comprendre les problématiques auxquelles l’ONG s’intéresse. J’ai un an pour réussir cette mission, et former un chargé de communication local qui continuera le travail.

CHALLENGE ACCEPTED !

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Ma maison

Depuis mon arrivée j’habite (temporairement) dans la maison de Marie-Pierre et Sandrine. Ce sont 2 volontaires réunionnaises qui travaillent à l’ONG Dahari (comme moi).
Sandrine est en vacances pour un mois, donc je prends sa chambre pendant ce temps.
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La maison est très grande : 160 m2!! il y a un immense salon-salle a manger, une grande cuisine, 2 salles de bains, 2 pièces de débarras, et 3 chambres ! il y a aussi une terrasse super chouette et un jardin avec plein d’arbres fruitiers.

Niveau localisation, la maison est juste à côté de l’ONG (2 minutes à pieds!) donc c’est très pratique.

Pour l’instant c’est parfait, et j’ai encore un mois pour trouver un appart pour la suite!

48 heures de voyage

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Me voici arrivée à Mutsamudu ! Mais quelle aventure…

Je suis partie de Nantes mardi matin en voiture avec mes parents, qui m’ont déposée à l’aéroport de Roissy. Mardi soir j’ai pris un vol (très turbulent) pour la Réunion, où j’ai atterri mercredi matin. Puis j’ai pris un vol (retardé d’une heure) de Saint-Denis à Moroni, puis de Moroni à Mayotte où j’ai fait escale pour la nuit.

Je suis arrivée à mon hôtel à 15h30, et on m’a dit que ma chambre ne serait pas prête avant 18h30. Je suis donc partie à la découverte de Mayotte : un tour en bateau pour aller sur la plus grande île, un tour au marché, une promenade sur la plage, un verre en terrasse… Petit tour plutôt sympa !

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De retour à l’hôtel, j’ai rencontré Jonathan, un collègue avec qui j’avais échangé par mail. Il vient de terminer sa mission et faisait escale à Mayotte avant de repartir pour la France. On a participé à un cours de capoeira et on a dîné ensemble, c’était sympa.

Jeudi matin, réveil aux aurores pour prendre le vol entre Mayotte et Anjouan. 45 minutes dans un tout petit avion 12 places, avec des grandes vitres et une vue sur le pilote. C’était génial ! J’ai atterri à Anjouan ravie, et j’ai été accueillie par ma collègue Coralie qui m’a conduite jusqu’à l’ONG.

Bilan de ces 48 heures de trajet : tout va bien, il fait beau, les gens ont l’air sympa, je sens que je vais me plaire ici !

 

Les Comores

situation_comoresLes Comores c’est un archipel de 4 îles situées entre Madagascar et le continent Africain.
Une des îles est française, il s’agit de Mayotte.
Les trois autres îles forment un état indépendant, l’Union des Comores.

Je vais travailler sur l’île d’Anjouan, plus précisément à Mutsamudu qui est la plus grande ville de l’île.

La valise est prête, je décolle demain (mardi 22 avril). Plus d’infos dans les semaines à venir !