[Vidéo] Reportage sur l’ONG Dahari

Voilà un projet sur lequel je travaille depuis plusieurs mois.

Des journalistes de la télévision locale RTN ont filmé les activités de l’ONG où je travaille, Dahari. Ils m’ont donné un montage approximatif et super long, et je devais l’améliorer. Quand on ne comprend rien à la langue du reportage, c’est assez compliqué de faire des coupes !

Depuis Août on a recruté un agent de communication comorien qui travaille avec moi. On a enfin pu prendre le temps de finir le montage du reportage. Le sous-titrage nous a pris beaucoup de temps. Le reportage a été diffusé à la télévision le 3 Octobre. Je vous laisse admirer le résultat.

 

Le mois des pique-niques

Traditionnellement, le mois qui précède le mois de ramadan est considéré comme le mois des pique-niques. Cette année c’était le mois de juin.

On a organisé un pique-nique avec le travail, c’était une bonne journée qui a bien soudé l’équipe. On est partis à la plage, on a grillé des poulets au barbecue, on a cuit du manioc, du taro et des bananes, c’était bien bon. On a joué au foot, au volley et aux cartes. Et on a dit au revoir à Marie-Pierre qui terminait sa mission.

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J’ai fait un autre pique-nique un dimanche avec des copains. C’était l’avant-dernier week-end avant le ramadan donc il y avait du monde sur toutes les plages. On a trouvé un coin sympa à Bimbini sur une plage accessible en bateau. On a prévu trois fois trop de nourriture mais c’était super !

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Et le samedi de la veille du ramadan, on est allés sur notre plage préférée (Sombé) où je n’avais jamais vu autant de monde ! Il y avait une sono et des gens qui dansaient, plein de gens qui se baignent, des enfants qui jouent au foot, des barbecues de partout, et des pirogues qui débarquaient les unes après les autres. L’ambiance était géniale.

La fête du travail à Outsa

Le 30 avril et 1er mai, je suis allée sur le terrain pour avoir une idée concrète des activités mises en place par Dahari.

Je suis donc partie en taxi-brousse. J’ai vu des paysages magnifiques : la route longe la côte tout en grimpant dans la montagne, ce qui donne des vues impressionnantes. Par contre l’état des routes est catastrophique, si bien que nous avons mis 2h30 pour faire une centaine de kilomètres.

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Arrivée au village de Pomoni, j’ai livré des engrais au technicien agricole qui travaille avec nous, et j’ai rejoint mon collègue Badrou. Nous avons fait la route à moto jusqu’au village d’Adda. Pour aller à Adda la route monte sacrément, car le village est à près de 1000 mètres d’altitude. Ce qui est intéressant c’est qu’en montant sur la montagne on a toujours vue sur la mer. Cette île est vraiment toute petite.

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A Adda, j’ai rejoint un autre collègue Faredil qui m’a montré les activités qu’il mène ici : les parcelles de démonstration, le jardin scolaire, etc. A 18h la nuit est tombée. L’électricité ne marchait pas donc il faisait super noir. Et aussi il faisait froid. J’ai mis un pull pour la première fois, ça fait bizarre. Je me suis couchée tôt parce que je devais me lever à 6h le lendemain.

J’ai passé la nuit dans une famille : j’ai partagé le lit de la grande sœur, et la petite sœur dormait dans un lit plus petit à côté. La salle de bain était rustique : une pièce de 2 mètres carré sans lumière avec un bac d’eau en ciment, un trou pour l’eau de la douche, et un trou pour les toilettes. Et des araignées. Je savais pas vraiment où poser mes affaires, mais je me suis dit que j’étais chanceuse d’avoir choisi la salle de bain qui a une porte et un verrou. Celle d’à côté n’en avait pas.

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Mercredi matin, mon collègue Inzou est venu me chercher à 6h30 pour qu’on aille à Outsa. C’est un village sur la montagne voisine accessible uniquement à pieds. Le chemin pour y accéder est tout petit et monte beaucoup. On a marché pendant presque une heure. Arrivés là-bas, on a pu participer à la « journée ouverte » organisée par l’ONG : à l’occasion de la fête du travail, les villageois ont été invités à venir préparer le jardin scolaire. Le concept de jardin scolaire consiste à installer un champ sur un terrain de l’école, qui sera entretenu par les instituteurs et les élèves. Dahari offre les semences, et les bénéfices liés à la vente des produits reviennent à l’école. Le travail s’est plutôt bien déroulé : les femmes ont défriché la terre et les hommes ont commencé à construire une clôture. Les enfants ont aussi aidé à transporter le bois jusqu’à l’école.

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Je suis rentrée à Mutsamudu l’après-midi, en moto avec Inzou. Il a pris la route de l’Est donc j’ai pu voir l’autre côté de l’île. C’est tout aussi joli, avec autant de palmiers et de bananiers. Ce premier tour de l’île m’a donné envie d’aller voir de plus près beaucoup d’endroits. Y’a de quoi faire des week-ends sympa !

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Au boulot !

J’effectue une mission d’un an en tant que chargée de communication de l’ONG Dahari.

Dahari, c’est quoi ça ?

Dahari est une ONG comorienne qui accompagne les communautés locales dans le développement agricole et la gestion des ressources naturelles, au profit de l’homme et de la biodiversité. Dahari signifie Durable en comorien.

Concrètement, Dahari aide les agriculteurs de 9 villages de l’île d’Anjouan. On leur propose des formations à de nouvelles techniques, des variétés améliorées de semences, des fertilisants, des techniques d’irrigation, pour qu’ils puissent augmenter leurs rendements et générer plus de revenus.

Et la biodiversité dans tout ça ?

C’est la seconde étape. En maîtrisant les cultures sur leurs parcelles grâce à Dahari, les agriculteurs ne vont pas créer des nouvelles parcelles dans la forêt. Ainsi, les actions de Dahari aident à limiter la déforestation aux Comores. L’archipel détient le plus haut taux de déforestation, avec 9% de forêt détruite chaque année. En protégeant les forêts, Dahari protège la faune et la flore des Comores. Dahari porte une attention particulière à deux espèces endémiques, qui ne vivent que sur l’île d’Anjouan : une chauve-souris (la roussette de Livingstone) et un hibou (le petit duc d’Anjouan).

Et moi, à quoi je sers ?

Mon rôle est de faire connaitre l’ONG Dahari dans les communautés locales, au niveau national et à l’international. Pour cela, j’utilise des moyens de communications visuels, audiovisuels, numériques et événementiels. L’objectif est d’augmenter la notoriété de Dahari et de faire comprendre les problématiques auxquelles l’ONG s’intéresse. J’ai un an pour réussir cette mission, et former un chargé de communication local qui continuera le travail.

CHALLENGE ACCEPTED !

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Ma maison

Depuis mon arrivée j’habite (temporairement) dans la maison de Marie-Pierre et Sandrine. Ce sont 2 volontaires réunionnaises qui travaillent à l’ONG Dahari (comme moi).
Sandrine est en vacances pour un mois, donc je prends sa chambre pendant ce temps.
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La maison est très grande : 160 m2!! il y a un immense salon-salle a manger, une grande cuisine, 2 salles de bains, 2 pièces de débarras, et 3 chambres ! il y a aussi une terrasse super chouette et un jardin avec plein d’arbres fruitiers.

Niveau localisation, la maison est juste à côté de l’ONG (2 minutes à pieds!) donc c’est très pratique.

Pour l’instant c’est parfait, et j’ai encore un mois pour trouver un appart pour la suite!