Nouvelle maison, épisode 3

Au mois de juillet j’habitais avec mes collègues Marie-Pierre et Sandrine dans la maison de notre directeur qui était en mission en Angleterre. A son retour fin juillet, il fallait qu’on trouve une nouvelle maison. Marie-Pierre avait fini sa mission donc Sandrine et moi avons cherché une colocation pour nous 2. On a trouvé une grande maison dans le quartier près de la plage. Elle était très belle, avec un grand salon, une énorme terrasse et un grand toit plat auquel on peut accéder par un escalier.

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Points positifs de la maison : Sa grande taille, sa terrasse, son petit jardin & la plage à proximité

Points négatifs : la température est trop élevée, les coupures de courant sont très fréquentes, et surtout on doit héberger les 2 fils de la propriétaire dans les chambres du fond, donc il y a du monde et du bruit.

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Ramadan aux Comores

Le ramadan a commencé le dimanche 29 juin. Depuis cette date toute l’île a changé de rythme de vie.  Ici 99% des gens sont musulmans, donc le ramadan est pratiqué partout.

Les comoriens nous encouragent à faire comme eux, donc j’ai voulu tenter l’expérience du jeûne pendant 30 jours. Ici c’est plus facile qu’en France, le soleil se couche à 18h. Le premier jour j’ai voulu me réveiller à 4 heures avant la prière de l’aube pour bien remplir mon ventre. Et évidemment, j’ai pas entendu mon réveil ! J’ai ouvert les yeux à 5 heures et j’entendais le muezzin qui appelle à la prière : trop tard pour manger ! Donc j’ai passé la journée du dimanche affamée et assoiffée.  A 18 heures j’étais invitée à manger dans la famille d’un ami pour la rupture du jeûne. Au moment où on m’a apporté un verre d’eau j’étais tellement heureuse ! Ensuite on s’est mis à table et les plats sont apparus les uns après les autres : manioc, bananes, taro, fruit à pain, patates douces, salade, galettes au coco, bouillie de riz, poulets grillés, omelette… C’est tellement bon qu’on veut tout goûter. Après le repas j’avais tellement mangé que j’ai senti une vague de fatigue m’envahir. Finalement les soirs où je mange beaucoup j’ai pris l’habitude de faire une sieste jusqu’à 21h.

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Je me suis bien habituée à mon rythme de ramadan. Nos horaires de travail ont changé : on fait une journée sans pause, de 8h30 à 15h30. Ensuite on a le temps de se reposer un peu et de préparer à manger. A 18h, c’est le foutari (repas de rupture de jeûne). Ensuite j’ai pris l’habitude de faire du sport. Et avant de dormir on remange un peu pour le tsahou (repas de la nuit).

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Bilan du mois : j’ai pas du tout tenu le jeûne ! J’ai chopé de la fièvre le 6e jour de ramadan donc le docteur m’a donné des médicaments et m’a dit d’arrêter le jeûne une semaine. Après la pause médicaments j’ai repris le jeûne, mais j’ai tenu à peine 4 jours et je suis re-tombée malade. Cette fois j’ai décidé d’arrêter complètement de jeûner. Si j’étais musulmane j’aurais dû rattraper mes jours après la fin du ramadan pour arriver à 30 jours de jeûne. Bien évidemment, je n’ai pas rattrapé mes jours !

 

Tour de l’île en une journée !

Anjouan est vraiment une petite île, on peut en faire le tour en une journée. C’est ce qu’on a décidé de faire un dimanche. L’équipe de l’hôtel Johanna Livingstone nous a proposé qu’on parte en groupe jusqu’à la pointe Sud de l’île. Objectif : faire une promenade en bateau pour voir des dauphins.

On est donc partis à bord de notre minibus. Nous avons fait un premier arrêt à Bambao, pour voir l’ancien palais du sultan Mawana. C’est une grande maison perchée sur une colline, qui malheureusement n’est pas très bien conservée. Mais le contraste entre les portes en bois recouvertes de sculptures, les carrelages d’époque et les tags qui recouvrent les murs donne une atmosphère particulière, et la visite est vraiment sympa.

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Deuxième arrêt : Domoni. Ici on s’est arrêtés pour voir la mosquée et le mausolée d’Ahmed Abdallah.

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Ensuite, après quelques heures de route, nous sommes arrivés à Chiroroni, le village e plus au Sud d’Anjouan. Quelques minutes de marche plus tard, on arrivait à la plage. On a pique-niqué à l’abri des cocotiers. Et ensuite on a fait un grand tour de bateau, à la recherche des dauphins. On en a vu 5 ou 6, mais ils ne voulaient pas trop s’approcher donc on n’a pas nagé avec eux. C’était quand même cool, surtout qu’on a vu quelques poissons volants et que c’est vraiment trop drôle comme animal.

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Au retour on s’est arrêtés dans le village de Mrijou pour découvrir les épices qu’on cultive aux Comores : girofle, ylang, curcuma, cardamone, muscade, piment, poivre vert…

On est rentrés à Mutsamudu à la tombée de la nuit et on était bien fatigués.

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J’habite et je travaille à Mutsamudu.

C’est la capitale et principale ville de l’île d’Anjouan. Elle est située sur la côte Nord de l’île. C’est une ville relativement petite (bien plus petite que Nantes ou Porto-Novo). Du coup, il y a des avantages (on se déplace facilement à pieds) et des inconvénients (on fait vite le tour).mutsa2

Les activités sont condensées au centre-ville, dans la partie basse de Mutsamudu : le marché, la médina, le port, les restaurants, les boutiques, les banques. Une route en zigzags a été construite sur la montagne, et en montant on arrive dans des quartiers résidentiels. L’ONG Dahari où je travaille est à Hombo, le quartier en haut des zigzags. Pour l’instant j’habite dans ce quartier aussi.

C’est très agréable de voyager entre Hombo et la ville basse parce qu’on a une vue plongeante sur tout Mutsamudu et sur la mer. C’est une des choses que j’adore à Anjouan : peu importe où on est, on peut (presque) toujours voir la mer.


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L’île de la Selle

Samedi, nous avons décidé d’aller à l’île de la Selle avec des amis. Il y a deux stagiaires de l’université du Mans, une volontaire réunionnaise et un informaticien comorien. Pour éviter de s’entasser dans un taxi-brousse, on a demandé si on pouvait utiliser la voiture de l’ONG. J’étais la seule qui travaille chez Dahari, donc c’est moi qui ai dû conduire ! Étonnamment, ça s’est plutôt bien passé. Conduire un pick-up n’est pas si compliqué, et très pratique dans les routes défoncées. Il n’y a pas un grand trafic sur les routes, surtout en-dehors de la ville. On s’est pris une grosse averse qui nous a un peu fait flipper sur l’intérêt de passer la journée sur une île déserte, mais le soleil est vite revenu.selle-3

J’ai donc roulé jusqu’à Bimbini, où nous avons embarqué à bord d’une barque de pêcheur pour aller jusqu’à l’île de la Selle. La traversée dure une vingtaine de minutes, et on voit des belles plages de sable blanc (sans déchets !) qui sont encore propres car éloignées de la ville.

selle-1L’arrivée à l’île de la Selle se fait sur une plage de sable très jolie. Il y a un lagon autour de l’île donc l’eau est claire et peu profonde. On a marché jusqu’à une crique et on s’est mis à l’eau. Elle était bonne !! Trop cool. On a pris des masques et des tubas et on a regardé les fonds marins. J’ai surtout vu des petits poissons jaunes avec des rayures noires. Les trucs intéressants à voir étaient un peu loin donc on a pas mal dérivé. Quand on a voulu retourner à la plage deux heures plus tard, il y avait du courant ! On a donc décidé de passer par les rochers. C’était pas forcément une bonne idée étant donné qu’on est trois à avoir attrapé des coups de soleils. Et que Nadège a glissé sur les rochers et s’est cogné le genou. Mais on a fini par arriver et on a bien mérité notre pique-nique !

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L’après-midi a été plus cool : on est restés se baigner près de la plage, et on a fait une promenade jusqu’en haut de l’île pour aller voir l’autre versant (et un baobab).

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J’ai enfin eu ma première baignade, et dans un cadre super ! Mes premiers coups de soleil aussi, mais c’était le prix à payer.

Au boulot !

J’effectue une mission d’un an en tant que chargée de communication de l’ONG Dahari.

Dahari, c’est quoi ça ?

Dahari est une ONG comorienne qui accompagne les communautés locales dans le développement agricole et la gestion des ressources naturelles, au profit de l’homme et de la biodiversité. Dahari signifie Durable en comorien.

Concrètement, Dahari aide les agriculteurs de 9 villages de l’île d’Anjouan. On leur propose des formations à de nouvelles techniques, des variétés améliorées de semences, des fertilisants, des techniques d’irrigation, pour qu’ils puissent augmenter leurs rendements et générer plus de revenus.

Et la biodiversité dans tout ça ?

C’est la seconde étape. En maîtrisant les cultures sur leurs parcelles grâce à Dahari, les agriculteurs ne vont pas créer des nouvelles parcelles dans la forêt. Ainsi, les actions de Dahari aident à limiter la déforestation aux Comores. L’archipel détient le plus haut taux de déforestation, avec 9% de forêt détruite chaque année. En protégeant les forêts, Dahari protège la faune et la flore des Comores. Dahari porte une attention particulière à deux espèces endémiques, qui ne vivent que sur l’île d’Anjouan : une chauve-souris (la roussette de Livingstone) et un hibou (le petit duc d’Anjouan).

Et moi, à quoi je sers ?

Mon rôle est de faire connaitre l’ONG Dahari dans les communautés locales, au niveau national et à l’international. Pour cela, j’utilise des moyens de communications visuels, audiovisuels, numériques et événementiels. L’objectif est d’augmenter la notoriété de Dahari et de faire comprendre les problématiques auxquelles l’ONG s’intéresse. J’ai un an pour réussir cette mission, et former un chargé de communication local qui continuera le travail.

CHALLENGE ACCEPTED !

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Ma maison

Depuis mon arrivée j’habite (temporairement) dans la maison de Marie-Pierre et Sandrine. Ce sont 2 volontaires réunionnaises qui travaillent à l’ONG Dahari (comme moi).
Sandrine est en vacances pour un mois, donc je prends sa chambre pendant ce temps.
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La maison est très grande : 160 m2!! il y a un immense salon-salle a manger, une grande cuisine, 2 salles de bains, 2 pièces de débarras, et 3 chambres ! il y a aussi une terrasse super chouette et un jardin avec plein d’arbres fruitiers.

Niveau localisation, la maison est juste à côté de l’ONG (2 minutes à pieds!) donc c’est très pratique.

Pour l’instant c’est parfait, et j’ai encore un mois pour trouver un appart pour la suite!

48 heures de voyage

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Me voici arrivée à Mutsamudu ! Mais quelle aventure…

Je suis partie de Nantes mardi matin en voiture avec mes parents, qui m’ont déposée à l’aéroport de Roissy. Mardi soir j’ai pris un vol (très turbulent) pour la Réunion, où j’ai atterri mercredi matin. Puis j’ai pris un vol (retardé d’une heure) de Saint-Denis à Moroni, puis de Moroni à Mayotte où j’ai fait escale pour la nuit.

Je suis arrivée à mon hôtel à 15h30, et on m’a dit que ma chambre ne serait pas prête avant 18h30. Je suis donc partie à la découverte de Mayotte : un tour en bateau pour aller sur la plus grande île, un tour au marché, une promenade sur la plage, un verre en terrasse… Petit tour plutôt sympa !

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De retour à l’hôtel, j’ai rencontré Jonathan, un collègue avec qui j’avais échangé par mail. Il vient de terminer sa mission et faisait escale à Mayotte avant de repartir pour la France. On a participé à un cours de capoeira et on a dîné ensemble, c’était sympa.

Jeudi matin, réveil aux aurores pour prendre le vol entre Mayotte et Anjouan. 45 minutes dans un tout petit avion 12 places, avec des grandes vitres et une vue sur le pilote. C’était génial ! J’ai atterri à Anjouan ravie, et j’ai été accueillie par ma collègue Coralie qui m’a conduite jusqu’à l’ONG.

Bilan de ces 48 heures de trajet : tout va bien, il fait beau, les gens ont l’air sympa, je sens que je vais me plaire ici !

 

Les Comores

situation_comoresLes Comores c’est un archipel de 4 îles situées entre Madagascar et le continent Africain.
Une des îles est française, il s’agit de Mayotte.
Les trois autres îles forment un état indépendant, l’Union des Comores.

Je vais travailler sur l’île d’Anjouan, plus précisément à Mutsamudu qui est la plus grande ville de l’île.

La valise est prête, je décolle demain (mardi 22 avril). Plus d’infos dans les semaines à venir !